Gabriel Hugelmann

Résumé

Gabriel Hugelmann A MM. les membres de la Montagne… (1851)

Ah ! vous pouviez être tranquilles, Montagnards : les transportés savent que le martyr proteste sans révolte ; ils ne mériteront jamais un soupçon. Néanmoins la transportation fut votée!
Et ici j'ai besoin de devenir plus sévère ; je vous le répète, je pleure, j'hésite en traçant ces lignes. Mais faut-il laisser mourir cinq cents hommes de peur d'en froisser quelques-uns ? Non. Vous saviez parfaitement, quand vous demandiez pour eux des juges, que dix des transportés allaient passer en jugement à Vannes et répondre de la prétendue révolte, de l'imaginaire incendie
Source : Gallica

Gabriel Hugelmann A MM. les membres de la Montagne… (1851)

Les cellules ténébreuses sont pleines ; les détenus sont mis aux fers quand ils écrivent au ministre ou quand ils adressent à leurs familles des lettres par trop pleines de larmes ; de grossiers gardiens en viennent chaque jour à d'ignobles voies de fait ; en un mot, la Casba de Bône est un enfer. — Vingt-trois, enfin , sont à Alger, dans la prison cellulaire de cette ville où d'autres bientôt vont les rejoindre.
Source : Gallica

Gabriel Hugelmann A MM. les membres de la Montagne… (1851)

Dans sa sagesse, la Montagne jugea que tout cela n'était pas nécessaire, et les fâcheux événements de Belle-Isle arrivèrent ; un transporté fut tué, plusieurs blessés, un grand nombre emprisonnés : ne voyant plus de salut que dans son énergie, la transportation avait voulu protester et on allait achever de l'écraser dans son isolement par une accusation de révolte et d'incendie !
Source : Gallica

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