Résumé

J.-P.-B. Nault Un mot de Napoléon et Bernardin de Saint-Pierre… (1855)

La seconde partie du récit, qui est coupée par la philosophie du vieillard, n'est peut-être pas de la même force, si ce n'est pourtant que dans la situation de Paul après le départ de Virginie, l'écrivain a dépeint avec un sentiment profond et une fidélité parfaite le désenchantement d'un coeur qui est séparé de ce qu'il aime et le voile de deuil qui recouvre tout ce qui l'avait charmé jusqu'alors.
Source : Gallica

J.-P.-B. Nault Un mot de Napoléon et Bernardin de Saint-Pierre… (1855)

Il faut réserver cet honneur à Bernardin, chez qui le cadre est aussi riche que le tableau. Il est le modèle et sera longtemps le maître de nos écrivains paysagistes; son coloris est à la fois suave et brillant comme celui de la nature tropicale dont il restera le peintre par excellence ; voilà son lot. Mais, en ce qui touche les formes du style, l'école ou plutôt le genre dit romantique réclame mal à propos son patronage. L'auteur de Paul et Virginie, par la sagesse du dessin et la pureté du trait, se rattache, à mon sens, aux classiques.
Source : Gallica

J.-P.-B. Nault Un mot de Napoléon et Bernardin de Saint-Pierre… (1855)

Quand la sympathie qui unit les jeunes gens prend le caractère de la passion avec le développement de l'âge, le romancier s'élève avec le sujet; sa douceur et sa grâce font place au pathétique. Nos maîtres de la scène n'ont point d'accent plus déchirant que le cri d'amour qui s'échappe du coeur de la jeune fille devant son amant désolé : Je reste, je pars, je vis, je meurs.
Source : Gallica

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