Résumé

La Doyenne des somnambules ou Notice biographique de Marianne Pambour… (1846)

Marianne Pambour venait de rendre les derniers devoirs à sa fille d'adoption ; toute à sa douleur, elle marchait sans avoir la conscience de ce qui se passait autour d'elle. Elle longeait la Seine, ayant à sa droite l'Hôtel-de-Ville et à sa gauche la rivière, qui, à cette époque, n'était pas encore
encaissée par un quai, et elle passait sur des planches dont on garnissait la chaussée en guise de pont, attendu l'empiétement des eaux sur la place de Grève, lorsqu'elle fut heurtée violemment par un maladroit qui lui fit perdre l'équilibre et la fit tomber à l'eau.
Source : Gallica

La Doyenne des somnambules ou Notice biographique de Marianne Pambour… (1846)

Une particularité du sommeil magnétique de Marianne, c'est qu'elle s'est constamment refusée à toutes les expériences de curiosité, et malgré l'empire qu'avait sur elle l'abbé Faria et le goût de ce magnétiseur pour le
merveilleux, il ne put jamais obtenir d'elle qu'elle parût en public. Lorsqu'il devenait pressant, elle lui répondait : J'ai pour mission spéciale de guérir les maladies et non de satisfaire la curiosité des désœuvrés.
Source : Gallica

La Doyenne des somnambules ou Notice biographique de Marianne Pambour… (1846)

Après cinq ans d'expériences à l'Hôtel-Dieu, à la Charité, à la Salpétrière, et au Val-de-Grâce, la commission de l'Académie de médecine fit un rapport tellement concluant en faveur du Magnétisme qu'il est aujourd'hui presque
aussi ridicule de rejeter les phénomènes magnétiques et somnamhuliques que de nier le mouvement de la terre.
Ce n'est pas , du resle , ce qu'il y a de merveilleux dans le somnambulisme qui a inspiré le doute, car tout n'est-il pas merveilleux dans la nature? tout n'est-il pas au dessus de notre raison ?
Source : Gallica

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