Résumé

La commune de Bouaye à M. le préfet et à MM. les membres du conseil général de la Loire-Inférieure (1855)

Rezé est-elle moins qu'autrefois à l'extrémité du canton ?
N'est-elle pas encore aujourd'hui la moins centrale de toutes les communes?
Sa distance n'est-elle pas telle à l'égard de Brains et de Sdint-Leger, qu'il est impossible de s'y rendre et de revenir dans le même jour?
N'était-elle pas alors comme aujourd'hui la plus considérable , la plus populeuse et la plus commerçante ?
Qu'importe sa population nombreuse? Chaque justiciable à le même droit à la justice, et le grand nombre de ceux qui ont droit dans un même lieu ne rend pas le droit plus favorable ou plus puissant.
Source : Gallica

La commune de Bouaye à M. le préfet et à MM. les membres du conseil général de la Loire-Inférieure (1855)

Enfin, le Juge-de-Paix est le conseil né de tous ses justiciables; seul, il peut empêcher les contestations à naître, apaiser celles qui ne font que de s'élever; seul, il peut donner son avis sur l'usage des lieux dont il est l'arbitre ; seul, il doit diriger l'intérêt des mineurs, des veuves, des malheureux à qui la misère ferme l'accès des conseils.
Source : Gallica

La commune de Bouaye à M. le préfet et à MM. les membres du conseil général de la Loire-Inférieure (1855)

La loi de pluviose an ix, n'a pas pu faire de la population une condition du choix à faire d'un chef-lieu; c'est à la centralité et aux relations qu'elle attache la raison de décider.
Ni l'une ni l'autre de ces conditions ne se trouvent à Rezé; loin d'être centrale elle est extrême, et quant aux relations avec les autres communes, elles sont nulles.
Les habitants de celles-ci n'y apportent rien, n'y achètent rien, n'y viennent rien chercher; mais elles ne s'y arrêtent pas; un séjour serait une gêne plutôt qu'une facilité.
Source : Gallica

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