Résumé

Portrait de Louis Mie Louis Mie La mort de Millière, déposition pour l'histoire (1876)

L'explosion fut si violente que la tête de Millière rebondit et parut comme retournée en arrière. La pluie, depuis trois quarts d'heures, avait fouetté son visage; le nuage de poudre s'y fixa.
Pendant ses stations au Luxembourg et au Panthéon il avait été d'un calme extrême. Depuis que j'étais sorti du restaurant Foyot, j'avais pu, presque à chaque minute, constater, au milieu des péripéties du drame, la simplicité et le naturel de son attitude, qui confinait presque à l'indifférence.
Source : Gallica

Portrait de Louis Mie Louis Mie La mort de Millière, déposition pour l'histoire (1876)

La pluie redoublait, la foule muette se dispersait lentement, le piquet de soldats disparaisait au fond de la place Vers la rue de Vaugirard. Nous cheminâmes jusque auprès du jardin du Luxembourg, sans avoir entendu ou dit un mot.
Là il y avait deux ou trois voitures qui stationnaient.
« Je ne resterai pas une heure de plus à Paris, me dit Leymarie, qui aussitôt après ces paroles aborda un cocher, lui demanda s'il pouvait nous conduire « bon train » à Versailles, et nous partîmes.
Source : Gallica

Portrait de Louis Mie Louis Mie La mort de Millière, déposition pour l'histoire (1876)

Les camps divers ne sont qu'une passagère délimitation des partis qui se heurtent; le trépas efface cette frontière d'un moment, et c'est surtout du jour où il n'est plus que l'homme appartient à l'humanité.
Ceux qui liront ce récit pourront voir que cette pensée fut la mienne à l'heure même où Millière, avant qu'il n'arrivât à la colonnade du Panthéon, était adossé aux murs du palais du Luxembourg, car à l'ami qui me disait alors : « Eloignons-nous ! je répondais : « Non! nous avons le devoir de raconter sa mort. »
Source : Gallica

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