Résumé

Madame Béland-Mathieu Mes quatre années de captivité en Belgique

« Mais en vertu de quel droit, » demanda ma mère, qui, quelquefois parlait avec tant d’assurance que nous craignions pour elle des conséquences fâcheuses. L’officier lui dit :
« En vertu du droit de la Force, car notre Kaiser a bien offert au roi des Belges de lui payer tous les dommages qu’il causerait, si la permission nous était donnée de traverser la Belgique pour aller combattre la France. Votre roi, » ajoutait-il, « a refusé de nous laisser passer ; lui, son peuple et son territoire doivent subir le sort de la guerre, et le sort de la guerre se résume au droit du plus fort. »
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Madame Béland-Mathieu Mes quatre années de captivité en Belgique

« Combien en voulez-vous » demanda ma mère ? « Nous désirons aller nous mêmes nous servir » répondirent-ils. « Quant à cela, je ne peux pas vous permettre d’aller dans la cave. » « Eh bien », dirent-ils, « Il nous faut du vin et nous l’aurons. » Mes sœurs et moi, voyant que la conversation prenait un ton violent, nous voulûmes savoir ce dont il s’agissait. C’est alors que notre mère nous dit ce qui venait de se passer. Nous la suppliâmes, en français, de laisser aller ces soldats à la cave, convaincues que nous étions que quand ils se seraient chargés de vin, ils se retireraient.
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Madame Béland-Mathieu Mes quatre années de captivité en Belgique

Si nous n’avons pas quitté Cappellen pour la Hollande, c’est que mon père et ma mère désiraient rester sur le théâtre des hostilités où l’un donnait ses soins aux blessés et aux malades et l’autre ses secours aux pauvres de la société de St-Vincent de Paul. Ce n’est qu’après le départ de mon père pour sa longue captivité en Allemagne, que j’ai moi-même assumé le rôle de « Petite canadienne, sœur des pauvres. »
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