Charles Garnier, Le général Borgès (1861)
“ Borgès en conduisait à peine cent, dont une vingtaine d'officiers espagnols. Garibaldi avait derrière lui l'or du Piémont, les navires du Piémont, les armes du Piémont, Borgès n'emportait que quelques milliers de francs, quelques carabines, et il se confiait à une barque frétée à Malte. La route était ouverte par la trahison à Garibaldi, qui n'avait pas de combats sérieux à livrer. Borgès devait vaincre partout et toujours, ou être fusillé avec ses camarades, et il savait qu'il trouverait devant lui une armée d'occupation qu'on n'évalue pas à moins de quatre-vingt mille hommes. ”
