Charles Garnier

Résumé

Charles Garnier Le général Borgès (1861)

Borgès en conduisait à peine cent,
dont une vingtaine d'officiers espagnols.
Garibaldi avait derrière lui l'or du Piémont, les navires du Piémont, les armes du Piémont, Borgès n'emportait que quelques milliers de francs, quelques carabines, et il se confiait à une barque frétée à Malte.
La route était ouverte par la trahison à Garibaldi, qui n'avait pas de combats sérieux à livrer. Borgès devait vaincre partout et toujours, ou être fusillé avec ses camarades, et il savait
qu'il trouverait devant lui une armée d'occupation qu'on n'évalue pas à moins de quatre-vingt mille hommes.
Source : Gallica

Charles Garnier Le général Borgès (1861)

Borgès invita généreusement Claros et ses officiers à garder leurs épées, et une heure après la victoire, il relâcha tous les soldats espagnols, en donnant à chacun une petite somme d'environ deux francs, et en leur faisant promettre de ne lever aucune contribution sur leur passage.
Du reste, ce n'est point là un fait isolé dans la vie de Borgès. Les guerres civiles sont presque toujours cruelles; celles d'Espagne ont souvent revêtu un caractère d'atrocité. Amis et ennemis sont unanimes à reconnaître que nul officier ne resta plus fidèle que Borgès aux lois de l'humanité.
Source : Gallica

Charles Garnier Le général Borgès (1861)

Il fut frappé de l'esprit royaliste qui régnait dans les populations; il admira la vigueur des paysans'calabrais, et dès lors il conçut les plus consolantes espérances. Aussi, à son retour à Paris, ses amis l'entendirent-ils fréquemment supputer les grandes choses qu'il était possible d'entreprendre avec les Calabrais ; il déclarait avec une ferme conviction qu'il ferait des Calabrais d'aussi bons soldats que ses Catalans. Or, ceux qui ont l'honneur de connaître Borgès, savent qu'à ses yeux
le soldat catalan est un type presque irréprochable.
Source : Gallica

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