Paul-Alexandre Marchegay

Résumé

Paul-Alexandre Marchegay Un enterrement au douzième siècle (1852)

Les moines de Saint-Serge ensevelissent donc le corps. Quant aux pauvres sœurs, confuses et animées d'une profonde tristesse, elles ne peuvent que se décider à faire une enquête, afin de savoir par qui il a été volé.
On le disait en effet presque partout : plusieurs des serviteurs du monastère avaient eu connaissance du fait, et en étaient même les complices.
L'abbesse, entourée de ses religieuses, les réunit donc tous. Elle leur parle avec énergie, et exige d'eux ou qu'ils avouent leur faute, ou qu'ils prouvent leur innocence par le jugement de Dieu.
Source : Gallica

Paul-Alexandre Marchegay Un enterrement au douzième siècle (1852)

Après sa mort, il y eut entre les abbayes du Ronceray et de Saint-Serge de grands débats pour son enterrement : les religieuses réclamaient le corps, comme celui de leur paroissien; les moines de leur côté, prétendaient qu'on devait fidèlement exécuter ce que Bernier avait prescrit dans sa dernière confession. Accourus en toute hâte, ceux-ci déposèrent leur pallium sur le cadavre. Les parents et alliés du défunt s'étaient déclarés en faveur des moines : aussi, lorsque les religieuses se présentent pour enlever le corps, ils excitent une violente dispute.
Source : Gallica

Paul-Alexandre Marchegay Un enterrement au douzième siècle (1852)

A coup sûr, ce n'était pas la valeur de ce drap qui les engageait à parler ainsi. Pauvres femmes, entourées d'hommes forts, de clercs et de moines savants, dont quelques-uns attachent peu de prix aux choses spirituelles, et apportent toute leur application, tout leur honneur à augmenter leurs biens, à étendre leurs domaines, sous prétexte de glorifier les saints au service desquels ils sont consacrés, elles craignaient qu'à l'occasion d'un méchant morceau d'étoffe, leurs adversaires ne machinassent quelque perfide projet pour l'avenir.
Source : Gallica

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