Paul-Alexandre Marchegay

Élements biographiques

Paul-Alexandre Marchegay Un enterrement au douzième siècle (1852)

Les moines de Saint-Serge ensevelissent donc le corps. Quant aux pauvres sœurs, confuses et animées d'une profonde tristesse, elles ne peuvent que se décider à faire une enquête, afin de savoir par qui il a été volé.
On le disait en effet presque partout : plusieurs des serviteurs du monastère avaient eu connaissance du fait, et en étaient même les complices.
L'abbesse, entourée de ses religieuses, les réunit donc tous. Elle leur parle avec énergie, et exige d'eux ou qu'ils avouent leur faute, ou qu'ils prouvent leur innocence par le jugement de Dieu.
Source : Gallica

Paul-Alexandre Marchegay Les Colliberts de Saint-Aubin d'Angers (1856)

De même aussi, quand des services rendus à son propriétaire ou à un puissant protecteur, d'heureuses dispositions aux études cléricales, un petit pécule fruit de longues et laborieuses économies, ou bien encore les scrupules d'un propriétaire pieux, surtout à l'approche de la mort, amenaient l'affranchissement du collibert, les quatre deniers jouaient de nouveau un notable rôle : en les renversant de dessus la tète du collibert, on proclamait par là même sa liberté.
Source : Gallica

Paul-Alexandre Marchegay Les Colliberts de Saint-Aubin d'Angers (1856)

Lorsque, forcé par la faim, frappé par un jugement dont il ne pouvait exécuter les prescriptions , animé par la foi religieuse ou désireux d'expier quelque crime ignoré et impuni, un individu libre de naissance venait de lui-même se soumettre au joug du collibert, celui qui allait devenir son maître lui déposait sur la tète quatre deniers, pour prix de sa liberté aliénée.
Source : Gallica

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