Paul-Alexandre Marchegay

Résumé

Paul-Alexandre Marchegay Les Colliberts de Saint-Aubin d'Angers (1856)

De même aussi, quand des services rendus à son propriétaire ou à un puissant protecteur, d'heureuses dispositions aux études cléricales, un petit pécule fruit de longues et laborieuses économies, ou bien encore les scrupules d'un propriétaire pieux, surtout à l'approche de la mort, amenaient l'affranchissement du collibert, les quatre deniers jouaient de nouveau un notable rôle : en les renversant de dessus la tète du collibert, on proclamait par là même sa liberté.
Source : Gallica

Paul-Alexandre Marchegay Les Colliberts de Saint-Aubin d'Angers (1856)

En outre, nous ne sommes plus au temps où les abbés de Saint-Aubin , Girard, Hubert et Otbranne, faisaient constamment triompher les intérêts de leur monastère contre les laïques, même les plus puissants. Archambaud, leur successeur, est obligé de comparaître devant le baron de Durtal, comme un plaideur ordinaire, et sur le même plan que Maurice de Montbazon. La cour féodale, dont
notre charte fait un tableau si vrai et si curieux , montre ici une vive intelligence par l'appréciation ingénieuse du procès qu'elle parvient à terminer.
Source : Gallica

Paul-Alexandre Marchegay Les Colliberts de Saint-Aubin d'Angers (1856)

Lorsque, forcé par la faim, frappé par un jugement dont il ne pouvait exécuter les prescriptions , animé par la foi religieuse ou désireux d'expier quelque crime ignoré et impuni, un individu libre de naissance venait de lui-même se soumettre au joug du collibert, celui qui allait devenir son maître lui déposait sur la tète quatre deniers, pour prix de sa liberté aliénée.
Source : Gallica

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