Résumé

Pauline Craven La Marquise de Mun ; par Mme Augustus Craven… (1877)

Telle fut ici-bas la part de Claire et d'Adrien de Mun. Assurément elle a été belle.
Mais il faudrait prétendre qu'à un jour donné le cœur humain dit : « C'est assez ! » et n'a plus soif de bonheur, pour ne pas sentir que le temps lui-même amène un déchirement que sa durée ne fait qu'aggraver, et qu'à les regarder humainement, les années, les jours, les heures du plus heureux passé ne ressemblent plus, lorsque le terme en est atteint, qu'à des trésors amoncelés sur un bûcher, où la flamme terrible et impitoyable les consume et les détruit tous en une heure !
Source : Gallica

Pauline Craven La Marquise de Mun ; par Mme Augustus Craven… (1877)

C'était là ce qui la rendait si exempte de toute vanité et de toute jalousie féminine, si peu inquiète d'être éclipsée, si empressée à faire valoir l'esprit, la beauté, le talent des autres. Qualités rares et attrayantes !
qui non moins que les grandes vertus et, plus qu'elles encore peut-être, contribuent au charme et à la douceur de la vie journalière, en aplanissent les aspérités, et font régner dans l'atmosphère cette sérénité parfaite qui, sans être le bonheur lui-même, peut seule permettre à ceux qui le possèdent d'en jouir pleinement.
Source : Gallica

Pauline Craven La Marquise de Mun ; par Mme Augustus Craven… (1877)

On voit alors les choses dans la grande lumière de la vérité, telles qu'elles sont, et on cesse d'attribuer aux âmes que l'espérance et la foi nous permettent de croire bienheureuses les sentiments, les regrets, les jalousies de la terre. On cesse de les éprouver pour elles. On se les représente souriant au ciel, d'une peine qui sur terre avait ému et troublé votre cœur, et transformant cette peine en joie pour ce même cœur tout rempli de leur souvenir.
Source : Gallica

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