Résumé

Petite épître à M. le comte de Montalembert… (1850)

A moins que vous ne prétendiez, comme M. Pierre Leroux, que le suffrage universel, c'est le socialisme. — Belle proposition encore!
Mais, dans ce cas, vous êtes socialiste, vous, et toute la majorité qui vous ressemble ; car vous n'existez, ne parlez, ne légiférez, ne blasphêmez contre le suffrage universel qu'en vertu du suffrage universel.
Etes-vous assez aveugle ou assez ingrat, mon pauvre Monsieur de Montalembert !
Source : Gallica

Petite épître à M. le comte de Montalembert… (1850)

Tenez! si le Socialisme est un parti, même une armée, c'est voire faute; c'est à vous qu'il faut s'en prendre : à vos frayeurs ridicules ou pernicieuses.
Je ne suis pas plus socialiste que vous ; mais je veux, la charité dans la loi, et vous allez jusqu'à en retrancher la justice. -,
Je ne suis pas socialiste; mais je ne me ferai jamais, comme vous, le séide de quelques intrigants—Carlistesphilippistes ou bonapartistes, — lesquels n'exagèrent tant le mal que pour se faire à eux-mêmes plus de bien.
Source : Gallica

Petite épître à M. le comte de Montalembert… (1850)

Eh bien! croyez-vous de bonne foi qu'on puisse aujourd'hui gouverner par le despotisme? Nos traditions glorieuses de savoir et d'indépendance, les progrès de la civilisation et des lois, les rapports chaque jour plus nombreux et sans cesse renouvelés entre toutes les nations, les besoi et les désirs de chacun, peuple ou individu, mis en éveil où indéfiniment accrus à ce contact, désormais inévitable: — besoins et désirs de l'esprit, remarquez le, non moins que sollicitudes matérielles : besoin d'amour, de connaissance, de liberté, de liberté surtout.
Source : Gallica

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