Résumé

Pierre-Germain Aigueperse Les professeurs de la Faculté des lettres & des sciences de Clermont-Ferrand (1857)

Si j'ai pris aujourd'hui la résolution de les livrer au public, ce n'est pas pour venger un amour-propre froissé, car je ne me fais pas illusion sur la valeur de cette boutade littéraire ; c'est pour protester de nouveau, comme je l'ai fait au sein de l'Académie, de mon estime pour les professeurs de nos facultés en général ; c'est pour prouver que, sous un léger badinage, ne se cachent, comme a semblé le craindre M. Théry, ni intentions malveillantes , ni attaques injurieuses envers les membres d'un corps dont tout le monde apprécie chaque jour le talent et les services.
Source : Gallica

Pierre-Germain Aigueperse Les professeurs de la Faculté des lettres & des sciences de Clermont-Ferrand (1857)

D'ébaucher le portrait j'ai quelquefois l'audace, Je leur fais faire à tous une horrible grimace. On dit encore, ô Muse, on dit que sans remords, Par toi seule enrôlé parmi les croque-morts, Obstinément je cloue, au poteau de la rime, Les hommes pour lesquels on a le plus d'estime, Et livre aux ris moqueurs des sots et des méchants Mes intimes amis, des lettrés, des savants !
Source : Gallica

Pierre-Germain Aigueperse Les professeurs de la Faculté des lettres & des sciences de Clermont-Ferrand (1857)

Qu'il faut avoir de tact pour louer sans médire ! Toujours l'éloge outré ressemble à la satire ; On se tient rarement dans le juste milieu ; D'un homme obscur, d'un sot, on fait un demi-dieu, Et d'un roué fripon un Marc-Aurèle , un sage. Vous aurez à juger si tel est mon langage, Et si ma plume ici souille la vérité.
En vous parlant, Messieurs, de notre faculté (1) Et de ses professeurs, je disais, tout à l'heure, Que Fortoul avait fait notre part la meilleure ; Que s'il avait laissé ces derniers à nos choix , Ils auraient sans nul doute obtenu tous nos voix
Source : Gallica

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