Résumé

Paris Réception à l'hôtel de ville des membres de l'association internationale des académies… (1902)

On peut aimer d'un égal amour la science et son pays ; et la vie de plus d'un grand savant témoignerait assez qu'il n'y a rien au-dessus de la patrie. Si le monde entier profite du génie d'un Leibniz et d'un Pasteur, qui songerait à prétendre que Leibniz ne fut pas Allemand et que Pasteur n'était pas Français? (Applaudissements.) Ainsi, Messieurs, forts et fiers du sentiment national qui vous anime, vous pouvez les uns et les autres travailler avec plus de sérénité à l'œuvre scientifique universelle.
Source : Gallica

Paris Réception à l'hôtel de ville des membres de l'association internationale des académies… (1902)

M. le professeur Waldeyer, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences de Berlin, a pris la parole en ces termes :
MONSIEUR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL MUNICIPAL, MESSIEURS, Je vous demande la permission de parler dans ma langue maternelle.
Si l'on a dit — je crois que c'est M. de Talleyrand que le langage sert à dissimuler la pensée, on doit dire aussi que la langue maternelle sert a exprimer les vœux du cœur.
Ce sont les vœux de mon cœur que je vais exprimer
ici, bien mieux que je ne pourrais le faire dans votre belle langue, que je parle imparfaitement.
Source : Gallica

Paris Réception à l'hôtel de ville des membres de l'association internationale des académies… (1902)

Bien faible est la distance qui sépare l'Hôtel de Ville du palais Mazarin, et cependant, Messieurs, il semble que nous habitions deux mondes différents. Les lieux où nous sommes en ce moment réunis, ont été témoins de beaucoup d'événements, et il s'y est écrit plus d'une page de l'histoire de France. Vous êtes voués à la vie active, et votre domaine embrasse l'administration et la politique.
Source : Gallica

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