Résumé

Paris Réception à l'Hôtel de ville de Paris des membres du parlement anglais et du groupe parlementaire français de l'arbitrage international… (1903)

M. Paul Deschanel, s'adressantaux représentants de l'Angleterre, déclare que, quelle que soit l'importance des intérêts politiques qui lient les deux nations, une harmonie plus haute dominera de plus en plus leurs destinées.
L'une et l'autre ont toujours vécu d'une vie supérieure; elles appartiennent toutes deux à la famille très restreinte de ces grandes personnes morales qui ont agrandi l'intelligence de l'humanité, à cette élite infiniment rare qui a apporté au monde des manières nouvelles de penser et qui lui en a laissé des monuments immortels.
Source : Gallica

Paris Réception à l'Hôtel de ville de Paris des membres du parlement anglais et du groupe parlementaire français de l'arbitrage international… (1903)

Lord Avebury (Sir John Lubock) , philosophe et économiste dont les travaux scientifiques font autorité, formule l'espérance que les relations d'arbitrage établies entre la France et la Grande-Bretagne inaugurent une ère de paix nécessaire aux deux pays. Dans un élégant discours prononcé dans notre langue, il s'écrie : N'est-ce pas mélancolique et triste de voir des nations dites chrétiennes vivre toujours dans une atmosphère empoisonnée par la méfiance, la calomnie, la jalousie, même la haine, en dépit de toute sagesse, de toute morale et de toute religion ?
Source : Gallica

Paris Réception à l'Hôtel de ville de Paris des membres du parlement anglais et du groupe parlementaire français de l'arbitrage international… (1903)

On ne crée pas facilement, dit M. le Président du Conseil des ministres, par la seule vertu de deux signatures, un ordre de choses nouveau, notamment un système hardi de politique internationale qui rompt délibérément avec le système jusqu'à présent en vigueur, et oriente, vers des horizons non encore expérimentés, les gouvernements et les nations. (Applaudissenzents.)
Rappelons-nous, Messieurs, un mot emprunté à vos souvenirs classiques et aux miens, le mot si profond et si juste du plus ancien des grands tragiques grecs : « Le temps ne consacre que les œuvres où il a eu sa part. »
Source : Gallica

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