A. Toussaint

Élements biographiques

A. Toussaint Collectivisme et communisme devant la doctrine catholique (1901)

Lorsqu'on se donne la peine de réfléchir, il n'est donc pas difficile de se convaincre que l'Eglise n'est une ennemie, ni de la liberté, ni de la science, ni du bonheur de l'humanité. Les attaques dont elle est l'objet de ce triple côté, n'ont aucune raison d'être. Si le socialisme n'avait contre elle que de pareils griefs, on pourrait nourrir l'espoir d'une entente. Mais la raison véritable de l'antagonisme n'est pas là ; elle est dans une double opposition, irréductible celle-là, entre le socialisme et l'Eglise.
Source : Gallica

A. Toussaint Collectivisme et communisme devant la doctrine catholique (1901)

L'amour des hommes qui la tourmente, est tel qu'elle ne se croit pas quitte envers le prochain quand elle s'est acquittée des dettes de justice ; elle veut mieux ; elle inspire aux croyants le besoin de donner même ce qu'ils ne doivent pas, de se dévouer, de se dépouiller, de se sacrifier, s'il le faut, pour leurs frères. Il faudrait être insensé pour s'en plaindre. Car le monde ne peut se passer de la charité. Quoiqu'on fasse, jamais l'organisation sociale ne sera assez parfaite pour que chacun puisse dire : « La part qui me revient en stricte équité, me sulfit. »
Source : Gallica

A. Toussaint Collectivisme et communisme devant la doctrine catholique (1901)

On savait maintenant ce que c'est que faire une révolution. Il était réservé au socialisme de donner au monde le spectacle d'un des plus grands forfaits qui ait étonné les siècles.
Pendant qu'un long frisson d'horreur parcourait l'Europe, le socialisme exaltait la Commune et glorifiait son oeuvre. Son principal organe, le Vorbote, parle d'une révolution « que la démocratie socialiste du monde entier doit saluer avec enthousiasme », qui « n'est qu'un épisode dans la révolution sociale ». « La Commune est morte, s'écrie-t-il ! Vive la Commune ! »
Source : Gallica

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