Albert Nivard

Élements biographiques

Albert Nivard Barreau de Poitiers. Éloge de Charles Loyseau… (1858)

J'arrive enfin , Messieurs, à cette question du droit de justice dont s'occupe Loyseau dans son Discours sur les abus des justices de village, et dans son Traité des seigneuries. C'est là qu'il remonte à l'origine des justices seigneuriales. Son point de départ, le grand principe qui sert de base à sa théorie, est le même que celui de Dumoulin. Le roi est le représentant de Dieu sur terre, le lieutenant de Dieu en terre ; — toute justice doit émaner du roi ou prince souverain ; — toute justice meut du roi, qui la lient en fief de Dieu, pour me servir de ses expressions.
Source : Gallica

Albert Nivard Barreau de Poitiers. Éloge de Charles Loyseau… (1858)

Le législateur a compris que les magistrats appelés à décider de l'honneur et de la fortune des citoyens, devaient rester assez indépendants pour que leur intérêt ne fût jamais aux prises avec le sentiment du devoir; qu'il fallait garantir leur liberté pour les soustraire à toute influence; que le juge ne devait se préoccuper que d'une seule chose : rendre à chacun, quel qu'il fût, bonne et loyale justice, sans avoir à craindre d'être dépouillé de ses fondions pour avoir écoulé la voix de sa conscience et du devoir.
Source : Gallica

Albert Nivard Barreau de Poitiers. Éloge de Charles Loyseau… (1858)

Loin de nous vos juges gens de métier; il nous faut des magistrats vertueux, désintéressés; nous ne voulons pas que ce soit pour faire un gain et continuer un métier de famille qu'on accepte les fonctions de la magistrature. La vertu seule doit faire entreprendre la tâche si lourde, il est vrai, mais si belle quand elle est bien comprise, de rendre la justice. Aussi est-il grand le nombre de ceux qui se sont élevés contre cette vénalité, introduite dans un moment de nécessité extrême
Source : Gallica

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