Amédée Deroide

Élements biographiques

Amédée Deroide République ou monarchie (1870)

Les grands pouvoirs séduisent les grandes passions ; et l'ambitieux qui peut, d'une main, faire jouer tous les ressorts d'une grande nation et la remuer à son gré, résiste difficilement à une pareille tentation.
Il n'en est pas de même dans une république fédérative, où l'ambition se bornera aux limites de chaque province, et où le président de la République ne sera que le chef nominal de l'État, le simple exécuteur des volontés du Congrès. Sans doute, le suffrage universel s'agitera dans chaque province pour nommer les représentants provinciaux
Source : Gallica

Amédée Deroide République ou monarchie (1870)

La France veut vivre de sa propre vie, dans chacun de ses membres. Paris est trop loin et trop haut ; Paris est trop absorbant, trop exclusif, trop capricieux, quand la monarchie, quand la République elle-même, la république unitaire avec son mécanisme monarchique nous excitent à la vie politique,
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nous prometttent, nous vantent la vie politique contenue en germe ou en action, disent-ils, dans nos institutions — le suffrage universel, par exemple. — ils nous trompent en se trompant eux-mêmes. Ces moyens sont factices, non efficaces, non réels.
Source : Gallica

Amédée Deroide République ou monarchie (1870)

De plus en plus, le peuple se détache, se désintéresse de cette apparente action politique, qui le soumet en définitive à un pouvoir lointain, exclusivement supérieur et centralisateur, siégeant en un foyer brillant sans doute, mais volcanique, où résident trop d'éléments de fermentation sociale, qui incessamment menace de bouillonner, de jaillir comme une lave de feu, et de couvrir de ruines le pays entier.
Source : Gallica

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