Jules Duthil

Élements biographiques

Jules Duthil Exposition Watteau : Avril 1889 (1889)

Supérieur à Lancret, le Valenciennois Pater qui, dans ses imitations, eut au moins sa pointe d'originalité, sa note personnelle, n'est pourtant qu'un écho affaibli de Watteau, il en est comme le clair de lune ; clair de lune radieux, avec des douceurs infinies, une tendre rêverie, quelque chose d'intime et de pénétrant qui a bien son prix, mais qui ne résiste pas à la comparaison des chaudes et vibrantes clartés, des flots de lumière intense qui s'échappent en rayons d'or de l'œuvre du maître.
Il y a cependant quelques belles toiles de Pater au Palais-Rameau.
Source : Gallica

Jules Duthil Exposition Watteau : Avril 1889 (1889)

Boilly, abondamment représenté au Palais-Rameau, n'y tient pourtant pas la place qu'il devrait occuper; plusieurs des petites toiles qui portent son nom sont d'une facture inférieure ou ont eu à souffrir de nettoyages maladroits, mais cependant, il en est d'assez jolies pour nous le montrer avec son parti pris de reproduire les choses comme il les voit, ses soins minutieux, sa précision, et les délicatesses savoureuses de son pinceau qui semblent le rattacher aux primitifs de l'école flamande. Il est quelques-unes des toiles exposées qui, dans ce sens, sont de véritables perles.
Source : Gallica

Jules Duthil Exposition Watteau : Avril 1889 (1889)

Où nous le trouvons dans sa meilleure manière et dans l'entière tradition flamande, c'est dans l'admirable Portrait du chanoine de Lobel (92) . Dans cette toile, Van Oost semble lutter avec les plus célèbres élèves de Rubens : la peinture est grasse, moelleuse, forte, les modelés sont fondus comme dans un pastel, l'expression et la vie éclatent sur le visage, l'œil est d'une intensité surprenante, c'est là une
page digne d'enthousiasmer les connaisseurs et qui figurerait avec honneur dans les plus belles galeries de peinture d'Europe.
Source : Gallica

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