Résumé

Affaire de la Plata. Protestation… (1841)

Votre Excellence peut être persuadée que si nous nous plaignons, c'est que nos interêts sont encore menacés et surtout que notre honneur est compromis. Nous sommes aujourd'hui plus de 12,000 sur les rives de la Plata; parmi nous, il y a, il est vrai, des artisans et des commis, comme parmi les électeurs de MM. les Députés ; mais il y a aussi des hommes riches et éclairés, comme parmi MM. les Députés eux-mêmes. Mais tous, en présence des étrangers, nous éprouvons le sentiment de l'honneur national et nous lui faisons volontiers le sacrifice de nos intérêts.
Source : Gallica

Affaire de la Plata. Protestation… (1841)

La France n'avait qu'à laisser tomber son épée dans le plateau de la balance, et la civilisation avait vaincu. Mais la Providence en avait ordonné autrement : au moment solennel, Dieu a frappé d'aveuglement l'homme que nous avions pris pour un sauveur, et la barbarie remporte un hideux triomphe. Que la France se couvre de son voile !
Messieurs les Députés, notre stupeur fut grande en apprenant cette funeste nouvelle : la vôtre n'aura pas été moindre. Mais nous avons promptement recouvré notre énergie. Livrés à l'implacable Rosas, nous avons protesté contre Rosas lui-même.
Source : Gallica

Affaire de la Plata. Protestation… (1841)

Messieurs les députés , n'aurez-vous que des voeux pour la patrie outragée, pour vos frères abandonnés au ressentiment terrible du dictateur de Buenos-Ayres? Car voyez, depuis l'inexplicable convention signée par M. l'amiral de Mackau, voilà Rosas monarque absolu. — Qu'importe un nom? Rosas n'aura-t-il pas désormais un palais somptueux, une garde nombreuse? les sceaux de l'Etat ne seront-ils pas les siens, les propriétés de l'Etat les siennes? L'Etat lui devra tout, et lui ne devra rien à l'Etat, car il est exempté de toute contribution quelconque, personnelle ou pécuniaire.
Source : Gallica

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