Alfred Jarry

Alfred Jarry

Résumé

Portrait de Alfred Jarry Alfred Jarry,  Albert Samain

“ Rien n’est doux comme une agonie
Dans la musique indéfinie
Qu’exhale un lointain vaporeux ;
D’une langueur la nuit s’enivre,
Et notre cœur qu’elle délivre
Du monotone effort de vivre
Se meurt d’un trépas langoureux...
Au Jardin de l’Infante, Musique sur l’eau, p. 16. Et la mort, amante désirée et tant de fois chantée, l’enveloppa si tendrement de son manteau gris perle que « nul, dit M. Louis Denise, nul même de ceux qui l’aimèrent le plus, ne sut que Samain mourait...
« Et son destin secret eut cette fin secrète qu’il se rêvait, car il fut heureux... »
”
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Portrait de Alfred Jarry Alfred Jarry,  Albert Samain

“ Samuel Taylor Coleridge, qui, si Samain le lut, dut lui être aussi cher qu’Edgar Allan Poe, a imaginé un fantôme singulier, une femme spectre qui n’est ni l’existence ni le tombeau, Vie-en-la-mort. Un sentiment analogue et complexe donne un peu du secret de la poésie de Samain. Loin de franchir avec désespérance la porte du jardin magique, c’est avec une curiosité avide et joyeuse que, tel qu’Edgar Poe, il se dispose à respirer, dans l’inquiétant enclos, l’encens des roses assoupies. ”
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Portrait de Alfred Jarry Alfred Jarry,  Albert Samain

“ On retrouvera, sur cette grenouille du jeu de tonneau, dans l’un des premiers numéros du Mercure de France, une curieuse prose de M. Alfred Vallette : In œternum.
Mais l’ouïe continue de ce symbole métallique n’incitait personne à la désespérance. Et nous n’avons point remarqué chez le Samain d’alors cette mélancolie qui pare de grâce l’âme de ses œuvres, et que M. Léon Bocquet prétend avec quelque exagération, nous semble-t-il, avoir drapé funèbrement sa vie.
Demi-teinte n’est pas deuil.
”
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