Résumé

Apologie des ministres, entretiens philosophiques et politiques… (1821)

M. — Mais, supposez que malgré le renouvellement des membres, leurs excellences ne puissent pas acquérir une majorité compacte; supposez que cet esprit d'opposition et d'indépendance continue de se montrer dans la nouvelle Chambre.
L.—Si cela arrive, c'est aux ministres à se dissoudre, ou à changer de système; car une nation éclairée ne peut pas errer, lorsqu'on l'avertit de se tenir en garde : Eh ! quoi, MM. les ministres seraient sortis de la voie constitutionnelle, et vous vous étonneriez que la Chambre législative refusât de les suivre!
Source : Gallica

Apologie des ministres, entretiens philosophiques et politiques… (1821)

Impatienté de ces obstacles, je voulus me faire imprimer à mes frais, et pour cela je me présentai chez un honnête imprimeur , qui m'assura qu'il perdrait son état s'il consentait à imprimer mon petit opuscule. « Mais, Monsieur, lui dis-je, est-ce que la liberté de la presse n'existe pas ? » « — Pas pour nous, me dit-il, car nos brevets sont entre les mains des ministres , et ils s'en servent comme de l'épée de Damoclès pour nous épouvanter. »
Résolu de ne plus écrire, afin d'éviter les ciseaux des censeurs et la prudence des imprimeurs, je voulus me faire philosophe.
Source : Gallica

Apologie des ministres, entretiens philosophiques et politiques… (1821)

Il faut que les ministres aient le pouvoir de consulter le peuple _, en dissolvant la Chambre, lorsque cette Chambre attaque les prérogatives du trône , ou qu'elle entrave la marche du gouvernement par des oppositions injustes ou intempestives ; il faut, dis-je , que les ministres puissent exposer aux yeux de la nation, la marche qu' ils veulent suivre et les obstacles qu'ils ont éprouvés de la part des députés , afin que la nation puisse juger de quel côté elle doit se ranger pour décider la question.
Source : Gallica

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