Auguste-Louis Taillandier

Résumé

Auguste-Louis Taillandier Avis aux ministres sur la septennalité… (1824)

Si la puissance législative n'a pas la sagesse de rejeter l'usurpation qu'on lui propose, le défaut de droit produira à son égard les mêmes effets qu'il a produits dans l'Assemblée constituante et dans la Convention. En vain on prouvera par de beaux raisonnemens que la septennalité est une bonne institution et que l'on ne peut gouverner sans elle; ce n'est pas-là où gît la difficulté : la puissance législative a-t-elle le pouvoir constitutionnel, voilà toute la question.
Source : Gallica

Auguste-Louis Taillandier Avis aux ministres sur la septennalité… (1824)

Si un ministre veut se livrer à des idées systématiques, il faut qu'il quitte la toge ministérielle, qu'il prenne la lampe du savant, et que retiré dans le cabinet, il parcoure à son aise l'immense domaine de la pensée. Là, il pourra se livrer sans réserve à tous les élans d'une belle âme et d'une imagination brillante ; mais sur le trône ministériel, il est comme les Rois le serviteur de la Providence; il doit respecter ce qui existe, et craindre après Dieu d'altérer cette fixité sans laquelle il n'y a plus de société.
Source : Gallica

Auguste-Louis Taillandier Avis aux ministres sur la septennalité… (1824)

Louis XVIII, au nom de la Providence, a donné une Charte à la France ; bonne ou mauvaise, cette Charte est le point d'appui du gouvernement, les ministres doivent s'y tenir. Si cette base produit des effets malheureux, ce n'est pas leur affaire; ils ont rempli leur devoir, en la respectant, leur conscience est tranquille, et celui qui sonde les coeurs et les reins a vu leurs efforts pour le bien ; cela doit leur suffire. Qu'ils aient le courage de ne pas se laisser prendre aux éloges pompeux donnés à leur génie créateur : il n'y a pas de génie à faire ce qui n'est pas dans votre mission.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature