Auguste-Louis Taillandier,  Réflexions sur la Charte, par M. Taillandier… (1821)

“ Louis XVIII abjure cette doctrine impie, et rappelle les hommes au seul être réel et existant par lui-même, qui est Dieu ; ce n'est point par une fiction, ce n'est pas par une constitution écrite, ce n'est point par la volonté de l'homme qu'il est Roi, c'est par la volonté de Dieu ; c'est la Providence qui, en amenant la grandeur de la nation française , a fait naître en même temps la puissance royale, c'est l'esprit d'ordre qui vivifie l'univers, qui a développé cette autorité protectrice, à l'aide de laquelle nos Rois ont placé la France au premier rang du monde civilisé. ”
Source : Gallica

Auguste-Louis Taillandier,  Avis aux ministres sur la septennalité… (1824)

“ Si un ministre veut se livrer à des idées systématiques, il faut qu'il quitte la toge ministérielle, qu'il prenne la lampe du savant, et que retiré dans le cabinet, il parcoure à son aise l'immense domaine de la pensée. Là, il pourra se livrer sans réserve à tous les élans d'une belle âme et d'une imagination brillante ; mais sur le trône ministériel, il est comme les Rois le serviteur de la Providence; il doit respecter ce qui existe, et craindre après Dieu d'altérer cette fixité sans laquelle il n'y a plus de société. ”
Source : Gallica

Auguste-Louis Taillandier,  Avis aux ministres sur la septennalité… (1824)

“ Louis XVIII, au nom de la Providence, a donné une Charte à la France ; bonne ou mauvaise, cette Charte est le point d'appui du gouvernement, les ministres doivent s'y tenir. Si cette base produit des effets malheureux, ce n'est pas leur affaire; ils ont rempli leur devoir, en la respectant, leur conscience est tranquille, et celui qui sonde les coeurs et les reins a vu leurs efforts pour le bien ; cela doit leur suffire. Qu'ils aient le courage de ne pas se laisser prendre aux éloges pompeux donnés à leur génie créateur : il n'y a pas de génie à faire ce qui n'est pas dans votre mission. ”
Source : Gallica

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