Augustin-François de Silvestre

Résumé

Augustin-François de Silvestre Notice biographique sur M. Moreau de Saint-Méry… (1819)

Moreau qui, dès ses premières années, avait trouvé près de sa mère une tendresse excessive, a souvent rencontré chez les femmes cette disposition aux sentimens d'intérêt et d'attachement qui a embelli quelques momens de sa vie , mais qui ne s'est jamais développée avec plus de force, et ne lui a procuré plus de bonheur, que chez la femme respectable qui était liée à son sort, et qui , après avoir rempli pendant près de quarante ans les devoirs d'épouse et de mère, semble aujourd'hui ne survivre à Moreau que pour donner plus de larmes à sa mémoire.
Source : Gallica

Augustin-François de Silvestre Notice biographique sur M. Moreau de Saint-Méry… (1819)

Lorsqu'il fut appelé à recevoir des reproches du chef du Gouvernement français sur la modération qu'il avait mise dans son administration des États de Parme : « Je ne » vous demande pas, lui dit-il, de récompenser » ma probité, je demande seulement qu'elle » soit tolérée : ne craignez rien , ma maladie » n'est pas contagieuse. »
Moreau disait que la reconnaissance est une fleur des tombeaux ; il disait aussi que la calomnie est une monnaie que tout le monde sait battre, et que peu de personnes refusent.
Source : Gallica

Augustin-François de Silvestre Notice biographique sur M. Moreau de Saint-Méry… (1819)

Ces ouvrages, qui renferment des notions très-étendues sur l'agriculture, l'industrie, le commerce, l'histoire physique et naturelle, les usages anciens et modernes de la colonie, et en présentent un tableau complet et fidèle, ont été traduits dans plusieurs langues.
Moreau avait été appelé à Paris pour y terminer ces travaux importans qui avaient excité l'intérêt particulier de Louis XVI. Sa réputation, son mérite , son amabilité, le mirent à même de se lier dans cette capitale avec tous les hommes les plus élevés, soit par leurs dignités, soit par leurs talens.
Source : Gallica

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