Théodore Baude

Résumé

Théodore Baude La Martinique (1931)

C’est d’abord la verdure qui frappe la vue, une verdure intense, incroyable, presque aveuglante, véritable révélation pour qui la voit pour la première fois, variété presque infinie de teintes, de nuances et de tons sur lesquels se joue le clair et gai soleil des Antilles.
Le spectacle est vraiment grandiose soit que, parti de Fort-de-France, on se dirige vers Saint-Pierre par les Deux-Choux, soit que l’on bifurque par la route du Calvaire qui conduit au Gros-Morne. Dans les deux cas, l’on traverse une région boisée au milieu d’arbres géants qui croissent de toutes parts.
Source : Gallica

Théodore Baude La Martinique (1931)

Nos aînés, qui eurent à lutter d’abord contre l’ardeur guerrière des Caraïbes, durent, en outre, quoique souvent privés des secours que la métropole ne pouvait pas toujours leur envoyer, repousser bien des fois, au prix d’efforts héroïques, de gigantesques corps-à-corps, les attaques des autres nations. Et l’on voit encore, le long du littoral et sur les monticules qui le dominent, les ruines de nombreux fortins, témoins vieillis et combien éloquents de nos luttes d’antan contre les ennemis de la France.
Source : Gallica

Théodore Baude La Martinique (1931)

Mais heureux le touriste qui peut aller plus avant et visiter les sites nombreux que ménage à son admiration celte nature tropicale, admirable et exubérante : vues pittoresques et variées, pitons abrupts, collines innombrables que fécondent les pluies bienfaisantes et qu’embellissent des cultures soignées.
Si l’on choisit la superbe route de la Trace, « l’une des plus pittoresques qui se puissent voir en pays tropical, » l’on traverse le massif central et l’excursion aboutit à Saint-Pierre.
Source : Gallica

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