Théodore Baude

Élements biographiques

Théodore Baude,  Quelques paillettes d'or : essai de contribution aux fêtes du centenaire de l'abolition de… (1947)

“ « C'est une belle race; c'est une race spéciale, aussi particulière à la Martinique que les formes de ses collines»,
Le charme de Fort-de-France est tout dans la merveilleuse nature qui l'encadre: le paysage de collines, dont les gracieuses ondulations vont en s'amplifiant du rivage jusqu'à la chaîne centrale où elles se fondent dans l'unité architecturale de l'île; la mer qui s'anime aux rayons du soleil et se revêt des couleurs du prisme; le ciel d'un bleu si doux, et qui, à l'heure du couchant, s'embrase et enveloppe de ses reflets d'or tout l'occident transfiguré.
”
Source : Gallica

Théodore Baude,  La Martinique (1931)

“ C’est d’abord la verdure qui frappe la vue, une verdure intense, incroyable, presque aveuglante, véritable révélation pour qui la voit pour la première fois, variété presque infinie de teintes, de nuances et de tons sur lesquels se joue le clair et gai soleil des Antilles.
Le spectacle est vraiment grandiose soit que, parti de Fort-de-France, on se dirige vers Saint-Pierre par les Deux-Choux, soit que l’on bifurque par la route du Calvaire qui conduit au Gros-Morne. Dans les deux cas, l’on traverse une région boisée au milieu d’arbres géants qui croissent de toutes parts.
”
Source : Gallica

Théodore Baude,  Quelques paillettes d'or : essai de contribution aux fêtes du centenaire de l'abolition de… (1947)

“ Je vis donc peu, je vis mal la Martinique, car je n'y étais plus en voyageur. Je jouissais; je n'observais pas; j'avais cette insoucieuse apathie de l'homme qui a vécu longtemps au même lieu. J'étais créole, j'étais colon de Saint-Pierre, connu et fêté de tous, déjà vieux camarade de cette jeunesse si bonne et si liante.
Voir, observer, mais en avais-je le temps? Une partie de théâtre aujourd'hui, un bal demain; le café, le billard, le jeu, les dîners, des courses en rade, il fallait suffire à tout pour ne désobliger personne. J'étais vraiment l'homme le plus affairé de la colonie.
”
Source : Gallica

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