Résumé

J Gabriel Abry Essai biographique sur Madame Tascher de La Pagerie… (1856)

Personne plus que madame de La Pagerie, ne s'est acquis des droits impérissables à la reconnaissance de la Martinique; l'indépendance, la prospérité de cette colonie avaient été le but de sa vie, l'objet de ses désirs les plus chers. Pour mettre ce pays au niveau des autres possessions françaises, tout était à refaire, à organiser. Madame de La Pagerie émit des idées dont l'administration locale reconnut toute la justesse : adoptées pour la plupart, elles eurent une heureuse influence, surtout au temps de l'Empire, en prévenant les horribles excès qui avaient désolé précédemment ces contrées.
Source : Gallica

J Gabriel Abry Essai biographique sur Madame Tascher de La Pagerie… (1856)

Bientôt Joséphine, arrivée à l'apogée des grandeurs, essaya d'attirer sa mère auprès d'elle ; elle la voulait à ses côtés, au milieu de la cour la plus brillante du monde: instances, supplications, correspondance pleine d'épanchements et de tendresse, tout fut inutile ; rien ne put déterminer madame de La Pagerie a quitter la Martinique;, elle aima mieux l'obscurité que la fortune et les honneurs; au sein de la prospérité, elle se montra toujours bonne et accessible à tous, et continua aux colonies l'oeuvre de bienfaisance entreprise à la Malmaison.
Source : Gallica

J Gabriel Abry Essai biographique sur Madame Tascher de La Pagerie… (1856)

En vain, sa maîtresse, qui avait pardonné, s'interposa pour la sauver ; la justice était sévère pour les esclaves, qui, n'étant retenus par aucun frein, auraient pu causer à la colonie les plus fâcheux désastres. Il était même fort difficile alors d'obtenir des affranchissements. Madame de La Pagerie, dont la bonté d'âme n'avait été altérée en rien par cet attentat, sollicita la liberté pour trois esclaves : Rosette, Adélaïde et Rosalie, dont elle voulait récompenser la fidélité.
Source : Gallica

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