Résumé

Louis Fabien Patronés ou libres de la savane… (1831)

Mais, dans nos possessions françaises des Antilles, où l'esclavage est plus dur et plus insupportable qu'il ne l'était à Rome et qu'il ne l'est chez les Barbares, il ne suffit pas qu'un maître donne la liberté à son esclave pour que celui-ci soit libre; il ne suffit pas que l'esclave ait payé sa rançon pour que ses fers soient brisés, et pour qu'il soit libre de son individu ( de son corps, comme on le dit aux colonies ) ; il faut encore que le gouvernement intervienne, non pas en faveur de là liberté, mais bien contre le malheureux qui vient de se libérer.
Source : Gallica

Louis Fabien Patronés ou libres de la savane… (1831)

Ces mesures humilient notre classe et font gémir les hommes de bien ; elles sont pourtant impolitiques parce que, parmi ces patronnés, il en est dont l'éducation et la position sociale sont les argumens les plus victorieux contre ceux qui voudraient douter que depuis bien long-temps le gouvernement colonial s'est constamment fait une loi de ne délivrer aucun acte d'affranchissement à ceux qui le méritaient davantage.
Source : Gallica

Louis Fabien Patronés ou libres de la savane… (1831)

Ainsi, invoquant à la fois le bon droit de mes commettans et les glorieux antécédens du ministre auquel je m'adresse, je demeure convaincu qu'il voudra bien intimer aux administrateurs coloniaux de délivrer des affranchissemens aux patronnés, de fixer l'état des individus porteurs de titres étrangers, en les assimilant aux anciens
libres de la colonie, et de reconnaître sans aucune restriction la validité des libertés délivrées par le général Rochambeau.
Source : Gallica

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