Jean-Baptiste-Louis Thinon

Résumé

Jean-Baptiste-Louis Thinon Régime des esclaves aux colonies… (1845)

Mais plus vous limitez l'esclavage, plus vous fortifiez le désir de la liberté, et il vient un temps où toute amélioration est inefficace, si elle ne découvre pas la perspective de la liberté elle-même. De là une sorte de fermentation qui poussait la société coloniale sur une pente couverte d'écueils et qui appelait la médiation de l'Etat, dont la main puissante ne veut pas relever l'esclavage, mais diriger et tempérer sa chute pour l'utilité commune.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Louis Thinon Régime des esclaves aux colonies… (1845)

Assurément, le droit de profiter du travail d'un homme, le droit du maître d'appliquer à son intérêt personnel le travail de cet homme, ce droit qui n'est plus la propriété de la personne comme dans l'antiquité, qui n'est aujourd'hui que la propriété de son travail, ce droit n'est pas une propriété d'une valeur privilégiée, ce n'est pas une propriété à l'abri des modifications et des restrictions que toutes les propriétés reçoivent.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Louis Thinon Régime des esclaves aux colonies… (1845)

C'est le rachat forcé; la loi est faite pour donner vigueur et efficacité au rachat. Elle établit la formation du pécule, puis l'administration libre, dans une certaine mesure, du pécule, puis enfin le rachat forcé à la suite de la formation et de l'administration du pécule.
Et maintenant, voilà le rachat accompli, voilà l'esclave affranchi, et au même moment où vous prononcez son affranchissement, vous lui dites : Tu ne changeras pas de maître. Non-seulement vous lui imposez très sagement la nécessité du travail pendant cinq ans
Source : Gallica

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