Agriculture coloniale

Définition et enjeux

Marius Étesse,  Les grands produits africains (1930)

“ C’est un lieu commun de dire que la France, deuxième puissance coloniale du monde, devrait retirer de ses colonies les matières premières nécessaires à son industrie et les denrées d’alimentation réclamées par la consommation. On en arrive facilement à dire que l’agriculture coloniale ne se développe pas, et à réclamer contre tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent ou s occupent de la mise en valeur agricole de nos territoires. ”
Source : Gallica

Portrait de Amédée de Cools Amédée de Cools,  Quelques considérations générales sur les colonies (1821)

“ Si une administration plus équitable et plus sage, ramenait pour ces malheureuses colonies, des jours de prospérité, quel si grand malheur menacerait donc la métropole? Que l'agriculture coloniale cesse d'être écrasante et ruineuse pour celui qui s'y livre, et le planteur enrichi se hâtera d'apporter sur le sol de la patrie les capitaux, qu'il aura augmentés; il fera place à d'autres enfans de cette même patrie, il s'établira une navette active de ces capitaux bornés dans leur origine, que l'industrie aura su féconder au profit définitif du sol natal. ”
Source : Gallica

Congrès des chambres de commerce et des chambres d'agriculture de la France d'outre-mer… (1932)

“ Convient-il de laisser la production agricole se développer d'elle-même, de sa propre initiative, se portant à l'occasion vers les produits qu'un certain intérêt peut signaler à l'attention? Ou est-il utile, au contraire, de l'orienter, de la diriger, en lui assignant des objets et des méthodes qui lui permettront d'atteindre pleinement son but?
Dans nos pays évolués de la zone tempérée, où le producteur agricole a une conscience suffisante de la portée de son effort, une telle question est sans objet. Il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit des Colonies tropicales en général.
”
Source : Gallica

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