Résumé

France. Cour de cassation Nombreuses libérations au cours de l'année judiciaire 1844-1845… (1845)

Attendu que l'intérêt de la morale publique, la protection due à la faiblesse du premier âge, le juste respect des droits et des devoirs de la maternité, la faveur qui s'attache à la liberté commanderaient d'interprêter dans le sens le plus large, et d'appliquer à tous les cas analogues les dispositions d'une loi qui, dans une législation toute d'exception, consacrent un retour aux principes du droit naturel et prêtent un nouvel appui aux plus saintes affections de l'humanité, si des dispositions de cette nature pouvaient être équivoques ou douteuses
Source : Gallica

France. Cour de cassation Nombreuses libérations au cours de l'année judiciaire 1844-1845… (1845)

On a cru qu'il serait utile de réunir plusieurs arrêts de la Cour de Cassation qui forment un corps de doctrine spéciale, et comme un évangile judiciaire en matière d'esclavage et de liberté.
Ces arrêts ouvrent à la jurisprudence des Cours coloniales une voie lumineuse, à beaucoup de malheureux une voie de rédemption sociale. Mais avant de grandir ou de prévaloir ainsi, quels combats n'a pas rendus la cause de l'humanité !
Source : Gallica

France. Cour de cassation Nombreuses libérations au cours de l'année judiciaire 1844-1845… (1845)

Attendu, que voulût-on admettre pour un instant que l'esclavage existe au Sénégal comme fait accompli, mais que le Code noir, et dès lors aucune disposition législative n'en ont réglé les conditions, il ne faudrait pas en conclure que l'esclavage est, dans cette colonie, absolu et sans limite, mais bien au contraire le réduire à ses plus étroites proportions, se tenant toujours dans le droit commun et ne concédant à l'exception, c'est à dire à l'esclavage, que les droits qu'il peut revendiquer comme ses conséquences les plus immédiates et en quelque sorte inévitables
Source : Gallica

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