Résumé

Louis Fabien Examen des deux projets de loi relatifs aux colonies… (1833)

Mais on ne s'y méprendra pas aux Colonies. Les habitans les plus étrangers à la politique, les noirs et les mulâtres libres des mornes et des forêts les plus éloignées des villes , verront qu'on a voulu avoir l'air de leur donner d'une main ce qu'on leur a repris de l'autre. Ils n'auront plus de foi dans les promesses , ils croiront avoir été trompés, comme ils le seront en effet si la loi n'est pas amendée
Source : Gallica

Louis Fabien Examen des deux projets de loi relatifs aux colonies… (1833)

Il est évident que la civilisation a fait plus de progrès à la Martinique et à la Guadeloupe , qu'à Bourbon et à Cayenne. Les hommes de couleur des deux premières îles ont des mandataires à Paris pour les représenter, et c'est peut-être pour les punir d'avoir, les premiers, revendiqué des droits dont ils sentent tout le prix , qu'on y met des conditions qui équivalent à une interdiction
interdiction eux.
Source : Gallica

Louis Fabien Examen des deux projets de loi relatifs aux colonies… (1833)

On croira m'avoir réfuté quand on m'aura dit et redit que tout est relatif, et qu'en fixant le cens à 200 fr. on a basé ces calculs sur l'intérêt de l'argent qui, aux colonies , se paie 10, 12 et 15 pour 100 ; mais cet argument est positivement celui que je dois employer pour demander l'abaissement du cens; il est la preuve évidente de la pauvreté du pays et de la misère de ses habitans. Dans tous les pays riches , lés capitaux abondent de telle sorte , qu'en Angleterre et en France, que je citerai pour exemples , l'intérêt de l'argent est de 3 à 5 p.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature