Résumé

Edmond Plauchut L’Annexion de l’île Saint-Barthélemy à la France

Jamais la lumière du jour ne se montre à l’œil de l’homme plus éclatante que sous ces latitudes, et si la clarté est la joie des yeux, c’est là, dans de lumineuses régions où se trouve Saint-Barthélemy, qu’il leur faut venir la goûter.
Au temps heureux où sur mer le navire à voiles n’avait pas encore été remplacé par le bateau à vapeur, et sur terre la chaise de poste par le chemin de fer, le voyageur pouvait contempler à loisir l’admirable panorama des Antilles.
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Edmond Plauchut L’Annexion de l’île Saint-Barthélemy à la France

Chose admirable, dans cette petite île des Antilles, à Saint-Barthélemy, comme dans toutes les colonies qui nous ont été enlevées, au Canada, à la Nouvelle-Orléans, à l’Ile-de-France, à Saint-Domingue, la population blanche est restée attachée à la France par le cœur et le souvenir. Après bientôt cent ans de séparation, c’est encore notre langue qui est la seule en usage dans les familles riches de l’île, les coutumes, les modes y sont françaises, de même que la majorité des habitans y est catholique.
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Edmond Plauchut L’Annexion de l’île Saint-Barthélemy à la France

On trouve en effet réunie à Saint-Barthélemy comme dans une serre immense toute la flore des Antilles, depuis la fougère arborescente, l’oranger, le citronnier, l’arbre à pain, le goyavier, l’avocatier, la pomme cannelle et la pomme cythère, jusqu’au cactus en boule, dit tête à l’anglais, cactus ébouriffé, épineux, qui sert d’excellente clôture aux plantations. La faune est pauvre, mais du moins on n’y connaît aucun animal dangereux, et le trigonocéphale à fer de lance, qui fait tant de victimes à la Martinique, y est inconnu.
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