Résumé

Portrait de Émile Souvestre Émile Souvestre Au bout du monde, études sur les colonisations françaises… (1865)

La mort de d'Énambuc clôt pour ainsi dire la première période de notre histoire coloniale dans les Antilles, la période d'enfance, d'apprentissage et de faiblesse. Nos établissements de Saint-Christophe, de la Guadeloupe et de la Martinique, vont maintenant se fortifier et s'étendre dans les îles voisines. La jeunesse commence pour eux, une jeunesse chargée d'orages, sans doute, mais aussi pleine de ressources admirables, d'énergie, et inépuisable en grandes actions.
Source : Gallica

Portrait de Émile Souvestre Émile Souvestre Au bout du monde, études sur les colonisations françaises… (1865)

Aussi peut-on dire que l'individualité française n'apparaît nulle part ailleurs avec autant d'éclat. A mesure que nous avancerons, nous verrons les événements prouver jusqu'à l'évidence que ce n'est point le caractère du peuple, mais la volonté de ses maîtres, qui a nui à nos établisssments d'outre-mer. Le Français peut coloniser comme tout autre; mais la France n'a jamais voulu de colonies avec suite et ferveur. Elle les a laissé fonder, elle les a soutenues un instant, puis elle y a renoncé, non parce qu'elles avaient échoué, mais pour n'avoir point à les défendre.
Source : Gallica

Portrait de Émile Souvestre Émile Souvestre Au bout du monde, études sur les colonisations françaises… (1865)

Mais tous ces avantages étaient effacés par un inconvénient qui faisait regarder la colonisation de l'île comme impossible : les serpents y étaient si nombreux, que leur odeur douceâtre se faisait sentir avant de débarquer, et si dangereux, que la moindre morsure causait la mort dans les trois jours. Aussi inspiraient-ils une terreur qui empêchait les navires d'aborder à la Martinique pour y prendre du bois ou de l'eau. Les Caraïbes eux-mêmes n'y habitaient qu'en petit nombre et à contre-coeur.
Source : Gallica

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