François-Joseph-Ferdinand de Mauny

Résumé

François-Joseph-Ferdinand de Mauny Essai sur l'administration des colonies (1837)

Dans la marine on ne veut pas d'officiers de boudoir; il faut à la mer des hommes capables et d'expérience. Sans doute l'officier qui ne navigue pas ne peut prétendre aux mêmes droits que ceux qui ont à faire valoir de glorieux services ; mais le cas est-il bien le même pour le gouvernement des colonies 1? L'officier général de terre qui serait sous les ordres d'un contre-amiral gouverneur, profiterait de sa position, et son supérieur en hiérarchie n'en profilerait pas !
Source : Gallica

François-Joseph-Ferdinand de Mauny Essai sur l'administration des colonies (1837)

On ne vient plus insulter à leur détresse commune, en disant que les impôts exorbitants sur les sucres sont les plus doux; mais, du haut de la tribune, on ne craint pas de déclarer que les colonies sont condamnées à moins produire. La métropole cependant est tenue d'assurer les débouchés de leurs denrées, d'après la lettre même du contrai; qu'elle invoque. On ne peut dispenser des produits similaires de tout droit, en écrasant d'impôts des produits également français. Si les sucres de betteraves ne peuvent être imposés, les sucres coloniaux doivent être également affranchis.
Source : Gallica

François-Joseph-Ferdinand de Mauny Essai sur l'administration des colonies (1837)

Or, on peut être bon général ou amiral, et fort médiocre administrateur. Le haut grade, en donnant plus d'indépendance, offre, par conséquent, des garanties plus complètes, lorsque le gouvernement rendra la position de ces hauts fonctionnaires, non pas l'objet d'un sacrifice, mais le but d'une louable ambition.
Une amélioration notable pourrait résulter de ce mode d'administration, en faisant cesser des clameurs peu fondées sur les dépenses occasionnées pour la conservation des colonies. Ces dépenses de protection figurent au budget pour six ou sept millions.
Source : Gallica

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