Augustin Cochin,
L’Espagne et l’esclavage dans les iles de Cuba et de Porto-Rico depuis la révolution de 1868
“ On dit qu’à Cuba et à Porto-Rico les lois sont assez douces, les maîtres assez bons. C’est possible ; mais de grâce ne faisons pas de bucoliques sur le bonheur d’une pauvre créature humaine qui ne peut ni travailler, ni aimer, ni acquérir, ni enfanter, ni s’instruire sans le bon plaisir d’un maître. C’est là une condition affreuse dans tous les pays, sous toutes les latitudes. C’est là une chute de deux degrés sur l’échelle des êtres doués de vie ; le maître descend du rang d’homme au rang de brute, l’esclave passe au nombre des choses. ”
