Résumé

L. Louis-Lande La Question cubaine - Six années d’insurrection…

L’Espagne voudra-t-elle jamais s’avouer vaincue ? Les États-Unis sauront-ils faire taire leur ambition et ne s’occuper de Cuba que pour la protéger ? Même en ce cas, devenus libres, comment les créoles useraient-ils de leur liberté ? On sait trop les mœurs politiques que l’Espagne laisse après elle, et qui sont comme la dernière et la plus terrible vengeance de la métropole vaincue sur ses colons émancipés. Cuba doit-elle, comme le Mexique et la Colombie, rester des années encore en proie au militarisme, à la guerre civile ?
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L. Louis-Lande La Question cubaine - Six années d’insurrection…

Longfellow se flattait d’avoir rencontré dans cette île, cette ile de l’Éden comme il l’appelle, les poètes les plus nobles et les mieux inspirés de toute l’Amérique espagnole. Quoi qu’il en soit, sitôt débarqué, du fait de sa naissance, le moindre petit employé se croit fort au-dessus de l’indigène le plus distingué ; le créole à bon droit s’irrite de cette situation qui lui est faite, et au mépris répond par la haine : aussi y aurait-il peut-être plus de rapports, plus de sympathies entre le créole et l’homme de couleur qu’entre le créole et l’Espagnol.
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L. Louis-Lande La Question cubaine - Six années d’insurrection…

Ce n’est certes pas la peur des dépenses qui les a pu retenir : une guerre contre l’Espagne n’eût été ni bien longue ni bien coûteuse ; ce n’est pas non plus la crainte d’une intervention étrangère : les puissances européennes ont assez à faire chez elles sans s’engager de gaité de cœur dans une question aussi lointaine et aussi redoutable ; ce n’est pas davantage un sentiment de sympathie pour la république espagnole : la politique des Yankees n’a point de ces faiblesses ; mais il fallait un ennemi, et au dernier moment, quand déjà ils partaient en guerre, l’ennemi leur a fait défaut.
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