Résumé

Camille Heurtier Rapport à M. le Ministre de l'intérieur sur les opérations de la commission régionale d'artillerie de Saint-Etienne… (1871)

Le bassin de la Loire était le seul centre de production de l'acier et des moyens de forgeage ; les ateliers d'ajustage, au contraire, se rencontraient, en nombre suffisant, dans les divers points de la contrée méridionale, tels que Marseille, Toulon, Nîmes, Montpellier, Toulouse et Bordeaux. Une fois en possession des canons forgés, si l'ennemi, dont on redoutait la marche sur Lyon, eût menacé Saint-Étienne, la Commission pouvait diriger ses pièces sur le Midi où n'existait ni aciérie ni forge, mais où elle était sûre de trouver des finisseurs.
Source : Gallica

Camille Heurtier Rapport à M. le Ministre de l'intérieur sur les opérations de la commission régionale d'artillerie de Saint-Etienne… (1871)

Au milieu des contrats que je viens d'énumérer, la construction qui a surtout préoccupé la Commission, et qui doit vous être principalement signalée, est celle des canons finis. Le travail de finissage sur les canons en acier est extrêmement long; on a calculé qu'il fallait, pour finir un canon, environ 500 heures, soit 50 jours de travail de tour, à raison de 10 heures par jour. La Commission n'a fait construire que 36 canons en bronze ; tous les autres sont en acier fondu.
Source : Gallica

Camille Heurtier Rapport à M. le Ministre de l'intérieur sur les opérations de la commission régionale d'artillerie de Saint-Etienne… (1871)

On y trouve, dans des conditions supérieures à celles de tout autre point de la France, la production de l'acier, les plus puissants engins de forge, des ateliers d'ajustage parfaitement outillés, des fonderies de bronze et de fer, le tout groupé dans un intervalle assez restreint, au
milieu d'une population ouvrière très-habile, où l'élément étranger se mêle peu et où, par conséquent, les grèves n'ont pas de prise.
Source : Gallica

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