Charles Euler

Résumé

Charles Euler L'Allemagne et les neutres (1870)

L'Italie doit son unité à Cavour, à Napoléon, à Garibaldi et à Sadowa. Anvers une fois entre les mains de la France, ce n'est pas l'Angleterre, ni la Russie, ni l'Autriche ou l'Italie qui la lui reprendront, aussi peu qu'elles assureraient l'indépendance et la liberté de ce pays. Il n'y a que l'Allemagne forte et unie qui puisse le faire.
Source : Gallica

Charles Euler L'Allemagne et les neutres (1870)

Dans la guerre de sécession d'Amérique qui vient de finir, les régiments allemands furent d'un secours immense. Même dans la guerre actuelle, l'Allemagne se bat plutôt pour les autres que pour elle-même. Jamais on ne lui a su gré de ses services; c'était son devoir, et malheur à elle, si elle ne voulait plus les donner!
Si la Prusse eût approuvé cet ignoble marché du Luxembourg, conclu par nécessité d'argent entre le roi de Hollande et la France, quelle triste position en serait résultée pour la Belgique! La Belgique a-t-elle su gré à la Prusse de ce service?
Source : Gallica

Charles Euler L'Allemagne et les neutres (1870)

Elle suppose que la France doit profiter de toute la sagesse de ses gouvernants, mais qu'elle ne doit jamais rien perdre par leurs fautes. La France doit être l'exception à toutes les règles, et jouir de l'exemption de toute loi. La France peut commencer une guerre injuste, mais si elle est défaite, elle ne doit subir aucune pénalité. La France peut accepter du territoire, mais elle ne doit jamais en perdre; elle peut faire la guerre pour conquérir les provinces rhénanes de la Prusse, mais si elle est défaite, elle ne veut donner aucune garantie contre l'agression.
Source : Gallica

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