Charles Frémine

Charles Frémine

Résumé

Portrait de Charles Frémine Charles Frémine Le Roi des Écrehou

Nous étions au cœur des Écrehou.
Pas de temps à perdre. La nuit tombait. La mer baissait rapidement. Nous embarquons dans le canot nos provisions : les vivres, le vin, l’eau, le bois, car il faut tout apporter aux Écrehou, et poussant de l’aviron, d’un coup de galle nous accostons le rocher.
Sur la crête se profilait une maisonnette. Foubert en avait la clef dans sa poche. Nous le suivons, chargés comme des ânes, par une ébauche de sentier taillé dans la roche vive. Il pousse la porte. Un intérieur de quatre mètres carrés : à gauche une lucarne, dans le fond deux alcôves superposées
Source : Wikisource

Portrait de Charles Frémine Charles Frémine Le Roi des Écrehou

Avec la Marmottière et Maîtresse-Île, Blanque-Île est le seul point de cet amas de roches, à peu près à l’abri des grandes marées d’équinoxe. C’est là que depuis trente-neuf ans vit maître Philippe Pinel, le roi des Écrehou. Son habitation, posée de travers sur la crête de cet îlot farouche, se détache nettement, au clair de lune, sur l’horizon étoile. Maître Philippe est Jersiais. Dans sa jeunesse il faisait la pêche, allait et venait souvent de Jersey aux Écrehou.
Source : Wikisource

Portrait de Charles Frémine Charles Frémine Le Roi des Écrehou

Dans l’une est la citerne qu’alimente l’eau des pluies. Il n’y a pas de sources aux Écrehou. Dans l’autre est le four avec le poulailler. Une douzaine de poules et de coqs superbes dorment rangés sur leur double perchoir. Maître Philippe est toujours approvisionné de pommes de terre, de grain et de farine. Il fait son pain lui-même. Le four est de son invention. C’est une grande caisse carrée, en tôle. Il l’emplit de pâte et l’entoure de varech, — son seul combustible. Le pain cuit à l’étouffée, sous la cendre.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature