Colette Yver,
La vie secrète de Catherine Labouré
(1956)
“ Il est présumable que Catherine n'eut d'abord qu'une robe noire, étant donné la pénurie de drap gris dont j'ai parlé. N'importe. Qu'on imagine au fond de la cornette ce visage de vingt-quatre ans, ces yeux bleus adoucis dans cette pénombre, cette bouche fermée sur le mystère de sa vie... Enfin! elle est toute à ce Dieu qu'elle épouse. Son vêtement l'atteste devant tout le monde. Nous pouvons être assurés qu'aucune Sœur ne connut en sa prise d'habit une joie plus intense que celle-là, illuminée d'une foi si certaine, possesseur de secrets si doux, pour qui le Spirituel était la seule réalité! ”
