David Dale Owen

David Dale Owen

Résumé

Portrait de David Dale Owen David Dale Owen Le Tour du monde

Mais, dès qu’on descend des hauteurs et que, pénétrant dans ce vaste dédale, on vient à s’engager dans ses replis les plus profonds et les plus inextricables, l’illusion fait place à la réalité ; les châteaux bâtis par l’imagination s’écroulent, et, de tous côtés, se dressent des rocs sombres, nus et désolés, et si l’on voyage au milieu de l’été, les rayons brûlants du soleil, réfléchis par les parois blanches ou grisâtres qui hérissent ce désert, créent une fournaise que ne tempèrent ni le plus léger souffle d’air, ni le plus frêle rameau d’un arbrisseau solitaire.
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Portrait de David Dale Owen David Dale Owen Le Tour du monde

Vues de loin, dans leur succession indéfinie, ces colonnes rocheuses ressemblent à de massifs monuments auxquels ne manquent ni arcs-boutants, ni tourelles, ni portails voûtés, ni groupes de colonnes, ni frontons, ni flèches effilées. On dirait presque de loin qu’on s’approche de quelque prodigieuse ville déserte, où le travail et le génie de peuples disparus ont légué à l’avenir une multitude de chefs-d’œuvre d’architecture.
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Portrait de David Dale Owen David Dale Owen Le Tour du monde

Lorsque après avoir franchi la chaîne crétacée des montagnes du Renard, qui ne semble qu’un immense dépôt d’ammonites de toutes tailles, on parvient sur les bords du Sage-Creek, riches en coquillages fossiles, on ne tarde pas à apercevoir les Mauvaises-Terres, qui déploient aux regards l’un des spectacles les plus pittoresques et les plus extraordinaires de tout le bassin du Missouri. C’est une espèce de monde à part, une large vallée, qui semble avoir été creusée, d’abord par une immense faille verticale, puis modelée par la longue et incessante action d’agents dénudateurs.
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