Résumé

Discours prononcés sur la tombe de M. Eusèbe Salverte… (1840)

La voix retentissante du peuple proclamait que les distinctions de caste blessent au même degré la dignité humaine et le sens commun; que tous les hommes doivent peser du même poids dans la balance de la justice; que le sentiment religieux ne saurait sans crime être l'objet des investigations de l'autorité politique.
Salverte avait trop de pénétration pour ne pas entrevoir la vaste étendue des réformes que ces grands principes amèneraient à leur suite, pour ne pas pressentir que la brillante carrière où il venait d'entrer se fermerait peut-être à jamais devant lui.
Source : Gallica

Discours prononcés sur la tombe de M. Eusèbe Salverte… (1840)

Oui, Messieurs, dans ces temps où le penchant vague et inquiet aux croyances semble survivre aux croyances abolies, où le besoin de les remplacer par quelque chose agite et tourmente incessamment la société, quel exemple plus salutaire, plus rassurant pour la morale, plus sublime, que l'exemple de notre Eusèbe Salverte, se faisant une auréole sacrée de sa conscience satisfaite, durant une carrière de soixante-huit années consacrées à l'étude et à la pratique de toutes les vertus libérales et philantropiques.
Source : Gallica

Discours prononcés sur la tombe de M. Eusèbe Salverte… (1840)

En ce moment solennel, je ne veux que remplir un devoir commun, énoncer une vérité, parce que je la crois utile.
Hélas ! Messieurs, Eusèbe Salverte n'est plus !... Nous qui avons vécu si longues années avec lui de la vie intime, nous pouvons dire quelle est l'étendue de cette perte !... Nous perdons plus qu'un littérateur distingué, plus qu'un érudit profond, plus qu'un courageux et loyal député, plus même qu'un ami!...
Nous perdons, Citoyens, un homme invariable dans ses principes, inflexible dans leur application
Source : Gallica

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