Résumé

Henri Dauchez Notice historique sur l'ancienne corporation des chirurgiens… (1884)

Bientôt pourtant, en raison même de l'émulation réveillée à St-Côme par le voisinage de la Faculté, le nombre et la valeur des membres du collège chirurgical allaient toujours croissant. Déjà les étudiants les plus instruits étaient seuls admis à la maîtrise de St-Côme. On exigeait en outre, qu'ils fussent bacheliers. Pour ne le céder en rien aux mires de l'époque, ils devaient disserter en latin, produire un « bon certificat » et payer deux écus d'or. En outre et comme garantie, le nombre des chirurgiens jurés, s'était accru de quatre membres.
Source : Gallica

Henri Dauchez Notice historique sur l'ancienne corporation des chirurgiens… (1884)

Un siècle durant, la lutte se poursuivit ainsi entre St-Côme et la Faculté, chacune d'elles, imposant à ses candidats (pour l'honneur de la caste) des épreuves de plus en plus difficiles.
Tandis que les chirurgiens intéressés à s'allier les mires de la Faculté (1) rendaient inaccessible aux illétrés l'accès de SaintCôme, les barbiers de leur côté, aristocrates dans leur démocratie, éliminaient quelques aspirants. A l'approche des examens, on requérait pour l'épreuve pratique « un pauvre diable » barbu et hérissé comme un sanglier. On l'amenait devant les jurés rangés sur leur banc
Source : Gallica

Henri Dauchez Notice historique sur l'ancienne corporation des chirurgiens… (1884)

En 1743, sur la représentation des chirurgiens de la ville de Paris, le chancelier d'Aguesseau, résolu d'exclure à tout jamais de la docte corporation, la plèbe desillétrés déclara que la qualité de maître es arts serait dorénavant exigée de tout aspirant à l'exercice de la chirurgie. Il n'en fallut pas d'avantage, pour mettre en déroute, tout le corps de la barberie, qui dût s'avouer vaincu et rentrer à tout jamais dans l'ombre. Dès lors, la distinction entre barbiers et chirurgiens s'accuse de plus en plus
Source : Gallica

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