Résumé

Cazin Biographie. Legay, chirurgien-major… (1860)

Pendant la maladie aiguë dont il fut atteint, Legay supporta ses souffrances avec courage. Il ensuivait lui-même les progrès, en discutait le traitement, dont il reconnaissait l'impuissance, en prévoyait la fatale issue et consolait ses enfants et sespetitsenfants éplorés de la perle qu'il sentait prochaine. « N'ai-je pas assez vécu? leur disait-il, j'ai accompli ma tâche; je vous vois heureux ; je n'ai plus de voeux à former. » Il vit la mort s'avancer avec cette sérénité que donnent seules une vie irréprochable, de profondes convictions religieuses, une piéle fervente, douce et éclairée.
Source : Gallica

Cazin Biographie. Legay, chirurgien-major… (1860)

Ces blessés, réunis en grand nombre dans les mêmes lieux, devinrent un foyer d'infection qui détermina le typhus, maladie contagieuse qui jette la désolation dans les armées et fait souvent périr un plus grand nombre d'hommes que les batailles elles-mêmes. Legay ne recula point devant ce nouveau danger. On le vit partout et toujours au lit des malades, prodiguant ses soins, ses encouragements, ses consolations, s'acquiltant en un mot avec abnégation, douceur et fermeté des fonctions importantes que le chef de la chirurgie militaire lui avait confiées.
Source : Gallica

Cazin Biographie. Legay, chirurgien-major… (1860)

Il est pourtant des hommes qui, dignes des plus grands éloges, n'attirent pas les regards de la foule et que le mérite modeste, le dévouement à toute épreuve, l'héroïsme du devoir signalent à la reconnaissance publique et à l'admiration. Ces hommes qui, calmes et réfléchis, affrontent la mort sur les champs de bataille et que Napoléon Ier appelait ses braves chirurgiens, sont immortalisés dans la statue d'Ambroise Paré méditant sur les plaies par arquebusades, dans celle de Larrey arrêtant du pied le boulet, symbole de la mort.
Source : Gallica

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