J.-L. Faure, Revue des Deux Mondes
“ Ils sont là, couchés dans la terre sanglante qu’ils ont défendue jusqu’à la mort ! Il semble qu’ils n’aient pas voulu la quitter, et dans l’herbe des printemps futurs, dans les épis des moissons avenir, qui pousseront un jour sur cette terre fécondée par l’ouragan d’acier comme le sable du désert par une pluie d’orage, renaîtront pour la vie universelle les jeunes corps meurtris des soldats de la Grande Guerre. Gloire aux héros couchés dans la tombe anonyme ! Mais le soldat qui meurt à l’ambulance n’est plus l’inconnu qui tombe au cours de la bataille. ”
