Résumé

Discours prononcés sur la tombe de M. A.-Th… (1856)

Enfin, et c'est un reproche à faire à notre temps, Vidal n'a pas été ce qu'il devait être, et sa place dans l'histoire de notre art vaudra mieux que celle qu'il a occupée à notre soleil. Le professorat lui a échappé, et l'Académie de médecine l'a laissé mourir sans se l'attacher, lui qui a représenté la chirurgie de son temps. A la vérité, il était de ces hommes pleins d'une pudeur farouche, qui renoncent aux honneurs, s'il faut, pour y atteindre, courber le front sous des portes basses. Vidal craignait de s'offrir; il fallait aller le chercher.
Source : Gallica

Discours prononcés sur la tombe de M. A.-Th… (1856)

Qu'était-il survenu dans cet esprit si gai, si fin, comment était-il devenu d'une tristesse maladive, pourquoi cet isolement volontaire? C'est qu'aux souffrances physiques étaient venues se joindre des souffrances morales plus cruelles encore : la mort d'un fils qu'il aimait tendrement l'avait plongé dans une profonde mélancolie, et rien n'avait pu l'y soustraire, ni l'influence du pays natal, ni la bonne amitié de notre collègue Goyrand ; rien n'avait fait, Vidal avait été accablé par ce malheur.
Source : Gallica

Discours prononcés sur la tombe de M. A.-Th… (1856)

Il n'y a que quelques mois nous rendions les derniers devoirs à Valleix, l'ami de Vidal, son médecin et celui de sa famille; Valleix, l'un des premiers par la science, par l'habileté pratique, comme aussi par l'élévation de l'esprit, et si regrettable par l'aménité, la Grâce et la sûreté de son commerce ; Valleix au sujet duquel Vidal, qui avait appris sa mort presque en même temps que sa maladie, me disait : comme on meurt vite, comme on s'en va ! aujourd'hui, c'est lui-même, c'est Vidal qui nous quitte.
Source : Gallica

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