Résumé

Alphonse Guérin Éloge de Vidal (de Cassis), lu à la Société de chirurgie… (1860)

Les faits qui lui étaient opposés n'étaient, disait-il, autre chose que le résultat d'une erreur de diagnostic : on avait pris un chancre pour une plaque muqueuse.
On était mal à l'aise pour répondre à une pareille argumentation, et, si l'on ne se rendait pas, on était exposé à des plaisanteries qui représentaient l'opposant comme un homme candide, croyant trop à l'amitié, et ne sachant rien de la perfidie des femmes.
Vidal, lui aussi, aimait à plaisanter ; mais il trouvait le sujet trop grave, n'oubliant pas qu'il y avait là une question d'humanité au-dessus de la question de doctrine.
Source : Gallica

Alphonse Guérin Éloge de Vidal (de Cassis), lu à la Société de chirurgie… (1860)

Vidal n'a pas eu seulement de longues souffrances physiques, il a eu le chagrin de ne pas atteindre le but auquel il avait le droit de prétendre. Trop droit pour prendre le chemin que d'autres suivent en baissant la tête, il se vit dépasser dans la carrière des honneurs par des hommes qui lui étaient inférieurs. Mais que sont les déceptions à côté du malheur qui devait le frapper ? Il avait un fils d'une figure charmante, et d'une intelligence plus charmante encore. Un pareil enfant est la compensation de toutes les souffrances de la vie pour un homme qui a eu plus de déceptions que de joies.
Source : Gallica

Alphonse Guérin Éloge de Vidal (de Cassis), lu à la Société de chirurgie… (1860)

A la mort de cet enfant, commença réellement la longue agonie de Vidal.
L'air natal sembla le ranimer quelque temps ; il se vantait même d'être redevenu fort, mais il ne se faisait point illusion. Un prix, que l'Académie venait d'accorder à son Traité des Maladies vénériennes, put à peine faire un instant diversion au chagrin qui l'accablait. La mort ne le surprit point ; ce fut la fin des souffrances qu'il avait endurées avec courage.
Source : Gallica

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