Résumé

Charles Dubreuilh Eloge académique de Victor de Lamothe… (1869)

Humain, compatissant, attentif, les enfants furent l'objet de ses plus tendres soins. Il possédait à un degré étonnant l'art de les conduire, ou, ce qui est la même chose, celui de s'attirer leur confiance; son air paternel, son abord riant les gagnaient aussitôt. C'était auprès de ces malheureux abandonnés qu'il goûtait cette jouissance que donne au médecin vertueux le bien obscur qu'il fait; jouissance plus pure encore en Lui qu'en aucun autre, puisqu'il ne pouvait pas même COmpter sur le souvenir de ceux qu'il sauvait.
Source : Gallica

Charles Dubreuilh Eloge académique de Victor de Lamothe… (1869)

Il fut obligé de se retirer, après dix années d'exercice et de dévouement aux pauvres. Qu'est, en effet, la force d'un chef de service d'hôpital auprès de la puissance d'une administration supérieure? Victor de Lamothe dut s'apercevoir combien il y a loin des raisonnements tranquilles de l'expérience aux décisions violentes de certaines réunions où l'autorité peut tout et les lumières presque rien ; où l'on adopte parfois dans l'enthousiasme ce que la réflexion condamne ; où, quand on prend une délibération, on ne peut prévoir à quelle issue conduiront des sophismes accumulés.
Source : Gallica

Charles Dubreuilh Eloge académique de Victor de Lamothe… (1869)

Lamothe vint en aide à son collègue dans la discussion qui suivit, en signalant des guérisons de maladies nerveuses chez des jeunes filles et des jeunes femmes.
On trouvera toujours des croyants dans le inonde; c'est l'éternelle proie des mystificateurs et des imposteurs de toute espèce. Médecin plein de franchise et d'une droiture de cœur remarquable, le temps et la réflexion ramenèrent ce vénérable collègue au point d'où sa trop vive imagination et peut-être aussi sa foi trop vive aux pouvoirs surnaturels avaient pu l'écarter.
Source : Gallica

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